Cet article propose de faire une relecture et une analyse des dispositions de la constitution du 20 janvier 2002 actuellement en vigueur sur les aspects qui concernent le président de la République.
A la veille des élections législatives au Congo Brazzaville, cet article apporte un éclairage sur la place réelle du député dans la vie politique et surtout son rôle dans le fonctionnement des institutions mises en place par la constitution de 2002. Une approche qui met en lumière le grand écart entre les textes et la pratique du pouvoir.
Lhistoire du Congo à limage de nombreux pays africains au sud du Sahara est à la croisée des chemins. Un passé récent tumultueux, jongé de coups dEtat et un présent riche en désespoir qui saccomode fort bien dun futur incertain assorti dun lugubre horizon. Telle est aujourdhui la photographie de ce petit pays de moins de 5.000.000 habitants. Cet article est une invitation a la reflexion et propose quelques piste dans la longue oeuvre de la refondation du congo
Depuis laccession du Congo à lindépendance en 1960, la question ethnique a toujours été au centre de toutes les mutations qui se sont opérées aussi bien sur le plan politique que sur le plan social.
Déjà en 1959 alors que le pays était encore sous contrôle de la puissance coloniale, de violents affrontements opposèrent les ressortissants de la région du Pool à ceux des régions du nord. Ce conflit qui fît de nombreuses victimes posa les bases de linstitutionnalisation dun parti unique en 1964. A cette époque, le parti unique était présenté comme le symbole de lunité nationale.
En 1990, la vague de démocratisation qui secoue une grande partie des pays de lAfrique noire francophone népargne pas le Congo qui, dès 1991, redéfinit son système politique en optant pour le pluralisme politique. Durant toute cette période, le Congo sest inscrit dans un cycle de violence entre les différentes composantes de sa population.
Depuis un certain temps, lhypothèse de la révision de la constitution de 2002 pour favoriser et permettre une énième candidature du président de la république en 2016, est au centre de toutes les supputations et des débats dans des milieux autorisés aussi bien au Congo quà létranger. Si juridiquement, la constitution de 2002 ne permet pas sa révision pour maintenir et faciliter la candidature du président sortant, il reste que 2016 se veut une année charnière qui permettra enfin de tester et juger la capacité et la maturité des hommes politiques congolais quant au respect des normes quils établissent.