La cuisine de M. Dico (1996) ou comment affirmer son existence en entrant dans le dictionnaire...
Extrait :
... Tous se pressaient à sa porte, pour un baptême, en quelque sorte.
Le tiroir voulait un nom commode.
La nuit, pressée, voulait un nom avant laube...
Quand les poux migrent à l'occasion de la rentrée des classes...
Un grain de sable dans la mécanique bien huilée de la nuit de Noël.
Sur l'air de Sing a song, chanson de Joe Raposo chantée par The Carpenters
Extrait :
Tu vois les champs de blé, en vagues agités,
Que lombre des nuages essaie de rattraper...
Extrait :
... La silhouette avance, sans marquer de repos, sous la futaie qui balance vers le haut ses bras légers de danseuse de flamenco...
Extrait:
Que jaime ce mariage du jour et de la nuit,
du chien et de la louve, du blanc et puis du gris ;
donnant naissance enfin à cette heure métisse,
dont je suis le témoin, à défaut de complice.
Extrait:
... que cet art est aussi un travail impitoyable, mais nécessaire, où la pierre de Soignies se transforme sous les mains de lartiste, selon un dessein quil est seul à connaître...
Extrait:
... quil soit celui dÉole, fasse tourner les moulins ;
quil soit dompté parfois, dans lantre de Vulcain,
où le travail du fer loblige et le condamne...
Extrait :
Je ne vois plus rien que ce groupe dune trentaine de membres, semblable à une flèche lancée vers le sud par un arc invisible, se construisant et se disloquant en alternance.
Extrait :
...
Tu es la dune
Je suis le vent
Tu es la vague
Je suis lesquif
Tu es forêt
Je suis sentier
...
Extrait :
... dans un souffle tiède, tu me chuchotes des phrases aux teintes pastel, aux effluves capiteux, qui mentourent comme un châle...
Extrait :
... Tout en soccupant de moi, elle me donne des nouvelles du dehors ; des nouvelles, on en a par la radio, mais ça parle trop vite, je ne comprends pas toujours. La télé, cest mieux, il y a les images, ça aide. Mais je préfère quand elle me raconte...
Extrait:
... tu aurais branché ton
ordinateur personnel, alimenté par une centrale nucléaire ; ton
index aurait cliqué sur une boite en plastique ; et tes yeux auraient
été éblouis...
Extrait:
... Mon jardin, que javais peut-être négligé
La bouche pleine damertume, je tournai le dos à ma sirène, faisant la sourde oreille à ses chants. Je pensai bien me noyer ; me perdre, et tout perdre. Il fallait nager, et surtout ne plus penser...
Extrait :
... je fus " Francisque ", je fus " Morlon ". J'ai subi des revers, mais je n'ai jamais perdu la face, la Semeuse m'en est témoin. J'ai tout vu, j'ai tout fait, mais je ne dirai rien...
Extrait :
Combien sont-ils couchés là, qui ont foulé cette terre depuis la création ? Où sont passés leurs espoirs, leurs rêves ? Les cris de leurs enfants résonnent-ils encore quelque part dans lunivers ?
Extrait :
Quand tout le monde est revenu, on a posé ses affaires à côté de lui, sur le trottoir ; puis les portières ont claqué. Il a vu séloigner la lunette arrière de la voiture, comme une bulle poussée par le vent, brillante sous le soleil, qui alla se fondre dans la procession des autres bulles, en route vers le sud.
Extrait :
Les années passaient. « Apprivoise-moi » disaient les bêtes ; « apprivoise-moi » disaient les arbres, disait le grand ciel. Et lui, maintenant un appareil photo accroché autour cou, apprivoisait tout ce quil pouvait.
Extrait :
À la sortie du magasin, la dame qui me précédait, surprise par le vent, vit senvoler de son chariot une barquette de liberté. Jabandonnai un instant mon chargement dallégories, pour lui porter secours en lui rendant son bien...
Extrait :
... Accrochée à l'arête, une caméra-gargouille veille, inquiétante. Propriété industrielle gardée ; propriété préservée...
Extrait :
... Quand tout le monde dort et que, de chez moi, jadmire le train des nuages effilés qui passe lentement devant la lune pâle, je me mets à rêver que je menvole à sa rencontre, léger et souple, et que je membarque dans ce convoi diaphane, sans essieux, silencieux...
Extrait :
Qui aurait pensé que tu serais au centre dune " affaire "
Pas toi, ma toute petite, fruit d'un amour éphémère. Pas toi, mon bout de chou dont quelques jouets inutiles me rappellent ta dernière visite, miettes de toi.
Extrait :
Un orage gronde
La bergère est partie
Clef de voûte effondrée
Les nues sur tout s'abattent
Extrait :
Fier comme un château fort, au chemin de ronde et aux bastions passementés, aux courtines tapissées d'écailles protectrices, trône le moka.
Extrait :
Le temps a passé, les aiguilles des horloges font des tours, et jouent des tours aux aiguilles des tricots, maintenant dépassées, inutiles, remisées, comme la machine, partie en vrac à Emmaüs.
Extrait :
Chaque note, battement de ton cur.
Si tu tarrêtes, tu meurs.
Musique, coule dans tes veines.
Cur, martèle ta peine...
Extrait :
Tu serrais les dents, Maman, pour ne pas répliquer, ne pas répondre, ne pas crier, pas tout de suite. Peut-être que ce soir il se calmerait, peut-être avait-il eu une journée difficile, peut-être qu'il n'était pas si mauvais que ça
Extrait :
... On tentend approcher,
tes flancs féconds résonnent
sous les coups de bélier
de la manne impatiente...
Extrait :
... Jai bien senti le regard averti du notaire sur ma première page au coin de laquelle, à la plume, il griffonna une mention ; javais oublié cette sensation, ça ma chatouillée...
Extrait de ces paroles de chanson :
Y'a une guitare dans le couloir
Une guitare qui attend
Que quelqu'un la prenne...
Extrait :
Au mur, une tapisserie attira mon regard. Une licorne ailée finissait d'en brouter le gazon en points de croix et l'ensemble ressemblait plus à un sac de jute qu'à une uvre d'art. La bête me lança un regard furibond...
Extrait :
J'vous écris cette bafouille mes chers Maman Papa,
mais pour pas faire de peine, j'vais la garder pour moi.
C'est juste une 'tite musique entre deux continents,
un air mélancolique qui me sert de pansement...